Rédigé par le bureau de la Section1
mai 2006
Comme les années passées, deux critères importants ont été utilisés dans
l'évaluation des dossiers, en particulier pour les candidats dont le parcours ne s'inscrivait
pas de façon canonique dans les thématiques de la section.
1. L'aptitude à enseigner les Mathématiques.
2. L'activité scientifique. Dans les domaines d'application des mathématiques,
cette activité ne doit pas se limiter à une description de modèles classiques et une
utilisation de méthodes et algorithmes éprouvés. L'évaluation prend en compte
l'apport méthodologique, la mise en place de modèles originaux, le développement
de nouveaux algorithmes, la validation par des applications réalistes.
Recommandations aux candidats (et aux directeurs de thèse).
Le dossier de candidature doit faire apparaître clairement :
- La capacité à enseigner les mathématiques dans un cursus de Licence de Maths.
- Un travail de recherche en mathématiques appliquées. L'utilisation d'un outil
mathématique standard dans un travail de recherche relevant d'une autre discipline ne
semble pas suffisante à elle seule pour la qualification en Section 26.
- Une activité liée à la recherche en mathématiques appliquées dans la
période précédant la demande de qualification.
Le dossier de candidature doit être présenté avec soin et clarté. Nous demandons que les rapports préalables à la soutenance de thèse de doctorat soient joints au dossier (quand ils existent et sont publics, ce qui est le cas des doctorats français). Le dossier doit contenir un CV détaillé, les références complètes des travaux du candidat, et au minimum quelques-uns de ceux-ci.
La présence d'une publication dans une revue à comité de lecture n'est pas exigée pour les thèses récentes. Mais elle représente un élément d'appréciation décisif pour les thèses plus anciennes. La publication d'un article en seul auteur, ou sans son directeur de thèse, peut être un élément positif d'appréciation.
En ce qui concerne les candidats dont la formation et/ou la mention du doctorat ne
relèvent pas des mathématiques (informatique, biologie, physique,
mécanique,
traitement du signal, économie,...), il est impératif qu'une large part du
dossier de qualification soit consacrée à la mise en évidence :
- de la part des
mathématiques dans leur formation initiale ;
- de leur contribution scientifique dans le domaine des mathématiques
appliquées.
Pour les candidats titulaires d'un doctorat récent, il est naturel d'attendre qu'un
ou plusieurs membres du jury de thèse, et si possible un des rapporteurs, relèvent
de la section du CNU dans laquelle le candidat demande la qualification. (Cette
condition n'est bien sûr pas absolue).
Enfin, signalons l'existence de guides édités par les sociétés savantes (livret du candidat SMF-SMAI, voir www.emath.fr) qui donnent des conseils très utiles aux candidats sur les postes universitaires.
Les points essentiels examinés dans un dossier de candidature à la qualification aux
fonctions de Professeur sont les suivants :
- La capacité à enseigner les mathématiques dans un cursus de Master de
Maths.
- Un travail de recherche significatif en mathématiques appliquées, avec
une activité avérée dans la période récente.
- La démonstration d'une réelle autonomie scientifique.
- L'aptitude à l'encadrement et à la direction de recherches.
Sur la base de ces critères, la majorité des dossiers examinés ne posait aucun problème.
Pour les promotions, le CNU doit gérer la pénurie. Il ne fait aucun doute pour chacun des membres du Conseil que le nombre de promotions offertes est faible par rapport au nombre de collègues pouvant légitimement y prétendre pour la qualité de leur travail scientifique, de leur investissement pédagogique et des services rendus à la communauté dans l'administration de la recherche ou de leurs établissements.
Les dossiers de candidature à une promotion doivent contenir un descriptif de l'ensemble de la carrière (et non des trois dernières années, comme c'est demandé par l'administration). À côté du CV et de la liste complète des travaux (classés par type de publication), le dossier doit comporter des informations précises sur les activités pédagogiques, administratives, et les services rendus à la communauté universitaire.
Chaque dossier de candidature est examiné par deux rapporteurs du CNU, désignés par le bureau, après consultation du bureau élargi.
Nous encourageons nos collègues promouvables à éviter une autocensure excessive.
Pour les promotions à la hors-classe, le CNU examine l'ensemble d'une carrière de MCF. À côté du travail de recherche et de l'activité d'enseignant, un investissement particulier dans le domaine pédagogique ou au service de la communauté scientifique est apprécié. Un objectif de ces promotions étant d'offrir une fin de carrière valorisée à des collègues méritants, le CNU est vigilant à une juste répartition des âges des collègues promus.
L'âge moyen des promus est 51 ans. Les âges s'étendent de 43 à 59.
Nombre de promotions offertes : 15
Nombre de collègues promouvables : 289
Nombre de candidats : 148
Liste des promus :
BOROUCHAKI Houman (Troyes), CARDALIAGUET Pierre (Brest),
CASPI (ép. GIRAULT) Vivette (Paris 6),
CHASSAING Philippe (IUFM de Lorraine), DELECROIX Michel (Toulouse 1), DELYON Bernard (Rennes 1), HAMEL François (Aix-Marseille 3),
HESS Christian (Paris 9), MOKHTAR KHARROUBI Mustapha (Besançon), PHAM DINH Tao (INSA Rouen), SEPPECHER Pierre (Toulon),
SONNENDRUCKER Eric (Strasbourg 1), TOUZI Nizar (Paris 1),
VIEU Philippe (Toulouse 3), VOLNY Dalibor (Rouen).
Pour l'examen des promotions à la première classe des professeurs, le CNU
dégage de chaque dossier de candidature les éléments suivants :
- domaine scientifique, âge et ancienneté comme professeur,
- faits marquants de la carrière, distinctions scientifiques,
- responsabilités diverses (direction d'équipe, de projet ou d'établissement,
responsabilités pédagogiques, activités éditoriales, appartenance à
différentes commissions,...),
- activité scientifique (nombre et qualité des publications, communications),
- valorisation de la recherche, collaborations extra-mathématiques,
- encadrement doctoral (thèses encadrées et devenir des docteurs).
Les candidats sont invités à mettre clairement ces éléments en avant dans leurs dossiers.
Le CNU veille à une répartition équilibrée des sous-disciplines (analyse des EDP et analyse numérique, calcul scientifique, didactique, optimisation, probabilités, statistiques) qui n'exclut pas les dossiers transversaux ou atypiques.
L'âge moyen des promus est 48 ans. Les âges s'étendent de 35 à 63.
Nombre de promotions offertes : 7
Nombre de collègues promouvables : 194
Nombre de candidats : 86
Liste des promus :
BOURGEAT Alain (Lyon 1), CORNET Bernard (Paris 1),
DAMLAMIAN Alain (Paris 12), DERRIENNIC Yves (Brest),
MÉLÉARD Sylvie (Paris 10), SORIN Sylvain (Paris 6),
TSYBAKOV Alexandre (Paris 6).
Le CNU attend des candidats à une promotion au premier échelon de la classe exceptionnelle qu'ils aient fait preuve de compétences exceptionnelles dans les différentes missions d'un professeur des universités, que ce soit par l'excellence de leurs travaux de recherche, ou en jouant un rôle majeur dans la communauté scientifique en termes d'encadrement, de diffusion et de structuration de la recherche.
L'âge moyen des promus est 56 ans. Les âges s'étendent de 48 à 64.
Nombre de promotions offertes : 4
Nombre de collègues promouvables : 46
Nombre de candidats : 15
Liste des promus :
BIRGÉ Lucien (Paris 6), BRAUNER Claude Michel (Bordeaux 1),
PENOT Jean-Paul (Pau), VÉRON Laurent (Tours).
Parmi les candidats dont le dossier démontre une activité soutenue dans les différentes missions dévolues aux professeurs d'université, le critère essentiel pour le changement d'échelon est l'ancienneté dans la classe exceptionnelle, ainsi que l'âge.
L'âge moyen des promus est 59 ans. Les âges s'étendent de 56 à 64.
Le commentaire publié l'an dernier est encore d'actualité. Nous le répétons mot pour mot. ``On pourrait s'attendre à observer, discipline par discipline, un équilibre entre les nombres de promotions nationales et locales. Or en mathématiques, et particulièrement en 26[IMAGE png] section, le nombre de promotions locales reste assez nettement inférieur au nombre de promotions nationales. Ce fait a été clairement décrit et dénoncé par le CNU précédent (cf. le bilan 2003). Il faudrait analyser en profondeur les raisons du manque de reconnaissance locale des mathématiciens dans l'Université Française. Il est difficile de croire que le manque de qualité scientifique en soit la cause principale.''
Le bilan des promotions locales 2006 n'est pas encore disponible, mais voici le bilan des promotions locales en 2005 dans notre section.
Le CNU avait attribué 3 promotions au second échelon de la classe
exceptionnelle. Il y a eu 2 promotions locales :
BERNARD Pierre (Clermont 2), MADAY Yvon (Paris 6).
Le nombre de semestres de CRCT que le CNU pouvait attribuer cette année est
8. Ce nombre est ridiculement faible par rapport au nombre de semestres
demandés (plus de 100 dans notre section cette année), et à la
qualité des projets annoncés.
Le CNU a proposé d'accorder un semestre de CRCT à :
ADDI Khalid (MdC, La Réunion), FRANCQ Christian (Prof., Lille 3),
HILLAIRET (ép. CHAINAIS) Claire (MdC, Clermont 2),
IONESCU Ioan (Prof., Chambéry),
RAINER Catherine (MdC, Brest),
SAUT Jean-Claude (Prof., Paris 11),
SIMON Thomas (MdC, Evry),
VALLOIS Pierre (Prof., Nancy 1).