Le nombre de promotions est calculé chaque année en fonction, entre autres, des contraintes budgétaires mais aussi des textes législatifs. Ce nombre est défini globalement pour l'ensemble des sections sous forme d'un pourcentage de promotions par rapport au nombre de promouvables dans chaque grade.
Une moitié des promotions est gérée nationalement par le CNU, l'autre moitié est gérée localement par chaque Université. Ces dernières années les Universités traitaient les promotions avant le CNU, cette année ce principe est modifié et le CNU siégera avant que les promotions locales ne soient effectuées.
Le contingent de promotions affecté à une
université n'est pas partagé en sections : chaque Université
peut répartir les promotions dont elle dispose sans contrainte d'équilibre
entre les sections. Pour ce qui est du CNU, la même règle
s'applique pour chaque section : le pourcentage global divisé par
deux est utilisé pour chaque section. Vous trouverez ci-dessous
les pourcentages de promotions nationales sur les trois dernières
années. Cette proportion, multipliée par le nombre de promouvables
dans chaque grade donne le nombre de promotions gérées au
niveau du CNU pour la 26ème section (bien entendu sous réserve
d'un arrondi).
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Certaines sections, telles la 26ème sont souvent désavantagées au niveau des promotions locales mais, dans une certaine mesure, ce déséquilibre est partiellement compensé l'année suivante : l'effectif étant plus important, il y a un nombre de promotions plus grand.
Un calcul rapide permet cependant de vérifier que la compensation est faible surtout étant donné l'arrondi qui est fait. Prenons un exemple numérique simple :
taux de promotion (global) : 1/15
taux de promotion effectif, compte tenu d'un déficit de promotions
locales : (1/15)*(5/6)=1/18
effectif des promouvables : 250
Nombre de promotions effectives la première année : 13,89
- arrondi à 14
Nombre de promotions théoriques la première année
: 16,66 - arrondi à 16 ou 17
Soit un déficit de 2 ou 3 promotions la première année
En supposant que l'année suivante, l'effectif de promouvables n'a été modifié que par les promotions faites :
Nombre de promotions effectives la deuxième année : 13,11
- arrondi à 13
Nombre de promotions théoriques la deuxième année
: 15,55 - arrondi à 15 ou 16
Soit un déficit de 2 ou 3 promotions la deuxième année
Ce calcul rapide est très approximatif pour de nombreuses raisons mais il montre bien que le déficit en promotions locales ne peut être compensé au cours des années.
Conclusions:
1) La remise en cause de ce système est devenue
impossible en raison du changement de l'ordre des examens: national puis
local.
2) L'examen précis des poucentages des différentes
classes fait apparaître des disparités qui relèvent
essentiellement de la pyramide des âges propre à chaque discipline.
Les ratios sont plus défavorables en 27 -discipline plus jeune-
et plus favorables en 25 - discipline plus agée -.
Pour la 26: 12% en CE, 40% en Pr1 et 48% en Pr2 ce qui
est "dans la norme" MAIS la pyramide PR1 étant encore étroite
vers l'âge de la retraite, il faudrait des promotions budgetisées
actuellement quitte à en rendre dans 5 ans.